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« C’EST LA GRAISSE OU LE SUCRE QUI NOUS TUE ? », SE DEMANDENT SLATE ET LE NEW YORKER. MALGRE LE TITRE ALARMANT, UNE BONNE LECTURE !

« C’EST LA GRAISSE OU LE SUCRE QUI NOUS TUE ? », SE DEMANDENT SLATE ET LE NEW YORKER. MALGRE LE TITRE ALARMANT, UNE BONNE LECTURE !

« C’est la graisse ou le sucre qui nous tue ? », voici la question à laquelle le magazine en ligne Slate a tenté de répondre en reprenant un long article sur la diététique du magazine New Yorker. Derrière un titre alarmant, on peut lire un article de qualité qui ne se satisfait pas d’explications simplistes, ce qui est suffisamment rare pour être souligné ! Le blog Vrai-Faux saisit l’occasion pour apporter ses compléments d’information…

 

« Des chercheurs et des diététiciens ont considéré que la graisse n’est finalement pas un problème. »

 

 

 

 

Comme il est justement rappelé dans l’article, à partir des années 1960, l’ennemi numéro un de la santé était devenu le cholestérol, « la graisse qui bouche nos artères ».  Mais au fil du temps, les données scientifiques ont permis d’affiner les effets spécifiques des acides gras. Même si la controverse se poursuit sur le risque associé au cholestérol,  « le gras » apporté par l’alimentation n’est plus considéré comme le problème majeur de santé. Cela ne veut pas dire pour autant que l’on peut consommer tous types de graisses sans modération : l’Anses recommande une part de matières grasses dans l’apport énergétique de 35 à 40 % et précise que la qualité des acides gras est une dimension importante à prendre en compte.

 

« Dans les faits, les régimes sans sucres produisent aussi des résultats décevants. »

 

 

 

 

 

Suite à la réhabilitation de la graisse, des chercheurs et des diététiciens ont préconisé des régimes avec beaucoup de protéines sans restriction sur les graisses, considérant que le véritable ennemi était le sucre (ou les sucres), qu’il(s) soi(en)t ajouté(s) ou naturellement présent(s) dans les aliments…  Finalement, il n’y avait pas de différences significatives concernant la perte de poids et la santé entre un régime riche en graisses ou riche en glucides. Diaboliser le sucre ne semble donc pas une meilleure stratégie, comme nous l’avons déjà souligné pour d’autres raisons dans notre article “Diaboliser le sucre n’est pas une bonne stratégie”.

 

« Se méfier des explications simples […] la diététique est une science complexe. »

 

 

 

 


Un aliment (ou un nutriment) à lui seul ne peut être tenu responsable de toutes les maladies liées à l’alimentation.
L’article conclut – et on ne saurait mieux dire – qu’il faut donc s’en tenir au bon sens, avoir un régime équilibré en protéines, graisses et glucides, manger des fruits et légumes… et s’autoriser de temps en temps une pâtisserie ou une part de gâteau au chocolat ! 

C’est d’ autant plus complexe que la prise de poids et l’obésité ont une dimension multifactorielle intégrant au-delà des facteurs alimentaires, des facteurs environnementaux, génétiques, psychologiques…

Facteurs du surpoids

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