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SUCRE ET GLUCIDES CARBURANTS DU DÉBAT

SUCRE ET GLUCIDES CARBURANTS DU DÉBAT

« Pourquoi vous ne perdrez pas un gramme (au contraire) si vous adoptez un régime sans glucides en plus de vous mettre au sport » : c’est avec ce titre (qui en dit) long qu’Atlantico laisse la parole à deux nutritionnistes pour parler des glucides et battre en brèche certaines idées reçues. Voici notre grain de sel (ou de sucre) dans ce débat.

 

« On accuse le sucre de faire grossir ou de provoquer le diabète. Or, il est bien établi qu’il n’y a pas de relation entre consommation de sucres et risque de diabète ».

VRAI

Une idée encore largement répandue associe le diabète et la consommation de sucre, ce que démentent les études scientifiques. Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune sans aucun lien avec la consommation de sucre. Le diabète de type 2 est quant à lui influencé d’une part, par une forte prédisposition familiale et d’autre part, par l’hygiène de vie (alimentation déséquilibrée et sédentarité). Une surconsommation de calories, sucrées ou non, peut donc favoriser le diabète de type 2 si elle aboutit à un surpoids ou à l’obésité.

 

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« En ce qui concerne le sucre, nous sommes passés d’une consommation d’1 kilo par an au début du siècle à près de 35 kilos aujourd’hui ».

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Fin XIXe/ début XXe, le sucre provient encore essentiellement de la canne cultivée dans les colonies. Ainsi, les données de 1850 révèlent une disponibilité moyenne de 3,5 Kg à 5 kg de sucre par personne et par an.

Le chiffre de 35 kilos correspond aux ventes de sucre/habitant et correspondent donc à une disponibilité ou un volume mis sur le marché. Il faut ensuite déduire les pertes et gaspillages de produits sucrés, utilisations non alimentaires, transformation pour la chaptalisation des vins ou le caramel. La consommation réelle peut être évaluée plus finement par des enquêtes individuelles de consommation ; elle se situe alors plutôt à 22 kilos par personne et par an

Il est certes possible de comparer des disponibilités de produits alimentaires entre le XIX  ou XX siècle et aujourd’hui : pour le pain, par exemple, on passe de 220 kg /personne et par an contre 50 kg aujourd’hui ; pour le poisson, de 2,5 kg à 24 kg /personne et par an, un peu comme le sucre ! Et dans le même temps l’espérance de vie a largement augmenté. Que peut-on sérieusement déduire de ces évolutions ?

 

« Les glucides sont le carburant idéal des muscles et du cerveau […]. Les glucides sont des substrats indispensables à notre organisme, indispensables à la vie».

VRAI

Un adulte de poids normal a besoin d’environ 200 g de glucose par jour, dont les deux tiers (environ 130 g) sont absorbés spécifiquement par le cerveau pour couvrir ses besoins. Les glucides sont donc une excellente source d’énergie pour notre corps.

 

« Contrairement aux sucreries, aux sodas, au sucre blanc de table, dans lequel, vous n’avez que du sucre et qui n’apporte donc que ce que l’on appelle des calories vides ».

A nuancer

Parce qu’exclusivement formé de glucose et de fructose, le sucre est parfois qualifié de “calorie vide”. C’est oublier que l’on ne mange quasiment jamais de sucre à la petite cuillère et que dans la majorité des cas il est consommé avec des aliments sources de nutriments.

 

« C’est dommage et sans aucun intérêt de faire peur aux gens en pointant du doigt et en incitant à supprimer totalement une catégorie d’aliment, car tout est davantage question de variété et de modération ».

VRAI

Cette citation sera le mot de la fin… ou de la faim !

 


A voir également

Infographie “Sucre et diabète : 5 choses à savoir”
Article “La consommation de 1850 à nos jours”

 

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