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A PÂQUES, NE METTONS PAS TOUS LES SUCRES DANS LE MÊME PANIER !

A PÂQUES, NE METTONS PAS TOUS LES SUCRES DANS LE MÊME PANIER !

Pour Pâques, Madame Figaro nous livre 7 conseils pour « éliminer les mauvais sucres de son alimentation », avec les avis de deux spécialistes. On a regardé avec attention, et, spécialistes à l’appui ou pas, il y a des erreurs et des mauvais conseils dans ceux qui sont prodigués… Alors voici cet article à la moulinette de notre fact-checking !

 

« Entre vos œufs en chocolat et le dessert du déjeuner pascal, votre apport en sucre de cette semaine devrait vous suffire pour les trois prochains mois. »

 

 

 

 

Nous avons fait le calcul ! Trois mois d’apports en sucres ajoutés, cela correspond pour un adulte en France à environ 4 000 g d’après les enquêtes nationales (CREDOC 2013). Pour arriver à cette « dose » pendant le week-end de Pâques, il faudrait engloutir l’équivalent d’une centaine de tablettes de chocolat noir… Même en étant gourmand, c’est très exagéré !

 

 

« Les glucides dits « simples », également appelés sucres rapides »

 

 

 

 

 

Certaines idées reçues ont la vie dure, comme celle qui associe la vitesse d’assimilation des glucides à leur taille : les petits glucides, dits simples, seraient rapidement absorbés, à l’inverse des plus gros (les « complexes »), qui seraient métabolisés plus lentement. C’est faux, et l’on vous dit pourquoi il est plus pertinent de classer les glucides en fonction de leur effet sur la glycémie (taux de glucose sanguin), évalué par l’Index Glycémique, ainsi que nous le rappelons dans ce billet “Le complexe du sucre simple”.

 

Index glycémique
Voir l’infographie

 

 

« On peut difficilement éliminer tout le sucre car le plaisir associé à sa consommation est important. »

 

 

 

 

 

Les régimes alimentaires d’exclusion, en dehors de pathologies ou d’allergies avérées, ont montré leur absence d’effet à long terme sur le poids ou la santé, et leurs possibles déséquilibres nutritionnels, comme l’a indiqué l’Anses dans son rapport de 2010.

Il n’en reste pas moins que la mesure en toutes choses est une recommandation prudente. Comme le suggère l’article, la lecture des étiquettes des aliments, le fait maison, des portions adaptées sont des moyens simples pour mieux appréhender les apports en sucres des aliments sucrés.

 

 

Dans le yaourt, « les industriels ajoutent beaucoup plus (de sucres) que ce que vous mettriez chez vous ».

 

 

 

 

 

Curieusement, une récente étude* a prouvé exactement le contraire :  13,6 grammes de sucres ajoutés en moyenne par le consommateur dans un yaourt nature tandis que les yaourts déjà sucrés du commerce en contiennent en moyenne 10,2 grammes !

Enfin, l’article suggère de dormir plus pour éviter les fringales du matin, et ça, c’est plutôt bien vu et scientifiquement prouvé. Quant à la fonction consolatoire du sucré, c’est vrai qu’elle existe bel et bien ; garder quelques plaisirs sucrés dans le cadre des repas, sans en abuser, ce n’est pas idiot non plus. On vote pour !

 

*Saint-Eve A. et al, How much sugar do consumers add to plain yogurts ? Insight from a study examining French consumer behavior and self-reported habits. Appetite. 2016

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