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LOBBY DU SUCRE ET CARIES : ÉVITONS LES AMALGAMES…

LOBBY DU SUCRE ET CARIES : ÉVITONS LES AMALGAMES…

Un article de la sérieuse revue Prescrire, repris par quelques journaux dont Top Santé, fait référence au lobbying  de l’association des sucriers américains contre la recherche scientifique sur les caries. Il faut bien rappeler que ces pratiques remontent aux années 60 et concernent les Etats-Unis. Nous avions évoqué précisément ce sujet dans notre article « Le lobby du sucre américain dans les années 60 » en septembre 2016. Voici quelques nouveaux commentaires sur l’article de Top Santé.

 

« Le sucre et la santé dentaire ne font pas spécialement bon ménage. »

 

 

 

 

C’est très clair, le sucre est un déterminant important du risque de caries, car très apprécié des bactéries de la flore buccale type Streptococcus mutans ou autre Lactobacillus. Elles consomment le sucre, le digèrent et produisent de l’acide lactique qui déminéralise l’émail et fait le lit de la carie dentaire.

C’est le processus carieux résumé, qui est vrai non seulement pour le sucre mais pour l’ensemble des sucres et des glucides alimentaires. La teneur en sucres a son importance de même que la texture des aliments ; les produits adhérents aux dents prolongent en effet le temps de séjour en bouche et augmentent le risque de caries (raisins secs, madeleines, confiseries tendres, banane, etc.). Apports en fluor et brossage des dents sont une protection efficace contre les caries, sans réduire le risque à zéro.

 

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« Le poids du lobby du sucre sur les décisions politiques serait toujours réel. »

 

 

 

 

Les pratiques citées dans l’article remontent aux années 60 aux Etats-Unis. Aujourd’hui, les chercheurs déclarent les soutiens financiers qu’ils – ou leurs laboratoires – reçoivent, ce qui permet aux autorités sanitaires de définir si il y a ou non un lien voire un conflit d’intérêts. C’est plus transparent !

Quant au poids du lobby, comment l’évaluer ? L’article rappelle qu’en 2015, « la World Sugar Research Organisation a désapprouvé les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé ». C’est exact : c’était dans le cadre d’une consultation publique proposée par l’OMS et sur la base d’arguments scientifiques référencés. Rien de caché, donc. L’OMS a évalué a posteriori le poids de ce lobby sur les recommandations finales, jugeant que le procédé de consultation n’avait pas causé de changement majeurs. C’est clair et démocratique.

 

Catégorie : Santé

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